GO à Yasmina – Eté 1972

1972 – Yasmina

Récit de Didier Jung. 
 
Première partie

Avant de vous raconter quelques anecdotes sur cette fabuleuse saison de Yasmina à l’été 1972, je voudrai rendre hommage à une très grande GO, une amie très chère, trop tôt disparue, et qui a fait partie de cette équipe de Yasmina : Colette Brochen.

Colette Brochen (Coco ou la grande Coco) a été comme moi GM avant d’être GO. Nous nous sommes connus à Sveti-Marko en 1965 sur le ponton de ski nautique où nous partagions la même passion. Deux ados de 15 et 16 ans qui se tiraient la bourre sur ce ponton perfectionnement et avec d’autres jeunes de notre âge, nous formions un clan très remuant. Slalom, figures, tremplin, c’était à qui réussirait la performance en premier…L’émulation était devenu un jeu qui faisait rigoler les GO ski !

Nous nous sommes retrouvés l’année suivante à Sveti en 1966 et notre complicité est devenue une vraie amitié au point que nos mères respectives sont devenues amies à leur tour et se verront à Paris l’hiver suivant. Nicole Brochen, la maman de Coco, était une dame très réservée, à mon grand étonnement Coco la vouvoyait, et je crois qu’elle venait au Club que pour faire plaisir à sa fille. Toujours à Sveti l’année suivante en 1967, Coco avait compris le côté obscur de ma personnalité, la seule avec qui j’ai pu partager, la première qui est entrée dans mon placard secret. Elle n’avait qu’une idée en tête, devenir GO et couper le cordon avec sa mère !

Nos destinations de vacances ont divergé, mais nos mamans respectives avaient gardé le contact et je savais qu’elle avait réalisé son rêve de devenir GO.

Je pars à Yasmina avec un contrat de caissier cet été 72, on me dit à la Bourse que nous serons deux caissiers et que la responsable, au nom de l’ancienneté, s’appelle Colette Brochen !
Les retrouvailles avec mon amie Coco vont ponctuer cette saison magnifique de souvenirs inoubliables que je vous raconterai dans le prochain épisode. Coco avait comme copain à Yasmina le patron du bateau de promenade et plongée libre, Jean-Pierre Deval, et son bateau, l’Ermelinda, était ancré à quelques encablures du village. Je venais parfois le soir prendre l’apéritif sur le bateau, car Jean-Pierre avait une réserve incroyable de saucissons dans sa cale, et c’était une denrée rare au Maroc ! Coco était belle, grande, sportive, marchait toujours pieds nus, une gentillesse incroyable, c’était pour moi la GO parfaite, elle respirait le Club !

La saison s’achève et Jean-Pierre et son bateau l’Ermelinda sont affectés aux Antilles, il faut traverser l’Atlantique ? Coco accompagnera Jean-Pierre et fera la traversée au grand dam de sa famille ! Moi je rentre à Paris et part faire mon service militaire pour un an.
Après mon service militaire, fin 1973, je passe à la Bourse, au cas où ? Et me voilà affecté aux Boucaniers (merci Jacques Delavier), responsable du Personnel de Service et qui je retrouve à la caisse ? Coco bien sûr ! Malgré une saison difficile, elle sera fidèle à notre amitié et m’aidera à surmonter bien des difficultés. Coco ne voulait pas être gestionnaire, elle aimait la caisse et le contact permanent avec les GM. A Paris on souhaitait qu’elle le devienne…

Hiver 76/77, je suis en arrêt maladie, rapatrié de Cap Skirring avec une hépatite virale…On m’appelle, le gestionnaire de Marbella est parti, je dois le remplacer en vitesse…Jean Bansard m’accueille à Marbella et me présente mon équipe avec l’aide-gestionnaire, Colette Brochen ! C’est notre destinée, nous retrouver de temps en temps, quel plaisir de travailler avec elle…Marbella est une grosse machine, c’est ma 7e saison de gestion et je vais rester un an dans ce magnifique village. Grâce à Coco, je vais m’intégrer très vite à cette nouvelle équipe et enchaîner l’été 77 sans problèmes.

Colette finira par devenir gestionnaire, elle en avait la capacité depuis longtemps, nos routes ne pourront plus se croiser, nous faisons le même job ! Le contact est gardé, grâce notamment à nos mamans respectives. Je vais la voir une fois encore à Pompadour, moi en vacances, elle, gestionnaire – elle adore le cheval et se promène toujours pieds nus…Comme souvent au Club on se perdra de vue, je quitte le Club en 1990 et je saurai plus tard qu’elle est à l’Ile Maurice, là où elle repose maintenant, accueillie au Paradis des GO comme il se doit…Légende du Club parmi les légendes…

du 1-0 sans être ridicule et tout le monde était content (sauf moi) !!

 

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