GM à Cefalù – Eté 1991

1991 – Cefalù

Mon récit. 

Cdv : Pierrot la Tendresse

Suite à ma première expérience hivernale à Zinal,  je décide d’essayer l’été. J’ai beaucoup entendu parler de Cefalù par ma mère qui y était allée durant l’été 1962.  Alors bon partons à Cefalù !!. Il parait que c’est un village jeune, qui bouge beaucoup, réputé « chaud ». 

Ça tombe bien le village vient d’être refait suite à un incendie « criminel » à la fin des années 80. Je décide de partir mi juin afin d’éviter les congés scolaires, même si le village n’accueille pas les enfants. 

Une quinzaine de jours avant le départ, je reçois ma convocation pour un départ depuis Orly  pour Catane. Une grève des contrôleurs aériens va toutefois perturber le départ initialement prévu le matin et le repousser en soirée.  Pour m’informer de ce délai, je reçois un appel téléphonique du Club, ainsi qu’un télégramme (nous sommes en 1991)  m’annonçant que le départ est reporté au soir à 22 heures.

Après l’atterrissage, avec freinage brusque, du gros A300 d’Air Liberté affrété par le Club sur la petite piste de Catane, quelques GOs attendent les nouveaux arrivants à l’intérieur de l’aérogare. Il y a un groupe pour Cefalù et l’autre pour Kamarina, l’autre village sicilien du Club. Un GO me signale le car vers ou je dois me diriger.
Après les  2 heures de transfert vers le village au cours duquel j’ai quelques informations concernant le village, et  l’enveloppe « Welcome » dans lequel je découvre le planning des activités ainsi que le programme des excursions proposées par l’équipe GO,  je suis accueilli avec un verre de bienvenue par le chef de village entouré de son équipe GO. 

Il est très tard, l’ensemble des GM est dirigé vers sa case; ma valise m’attends déjà au point bagage.  Je prends possession de mon habitat qui porte le nom de Costaud;   Il y a 2 lits, 2 armoires, le sol est carrelé, la lumière au plafond (un luxe que l’on doit à la rénovation) , la climatisation naturelle et … quelques moustiques qui se font entendre.    Il est tard, le voyage a été long, on découvrira le paysage demain !!

Le soleil me réveille, je me lève et j’ouvre la porte de ma case pour voir à l’extérieur. Ma case est bien située et l’environnement  est magnifique. Déjà le village est bien animé par les GM qui se rendent aux thermes (ou autrement dit au blocs sanitaires) ou sont regroupées les toilettes, les douches et lavabos et le coin repassage.
Après une toilette rapide, je me rends au petit déjeuner qui se trouve au restaurant principal. Le restaurant domine la baie de Cefalu et j’aperçois pour la première fois la Rocca dans toute sa beauté. La réunion d’informations a lieu vers 10h30, donc j’ai le temps de découvrir un peu le village en partant du Palazzio; passage à la caisse pour déposer mes valeurs, récupérer la petite carte blanche pour mes frais, achat d’un collier bar, d’un serpentin vert contre les moustiques, passage au  bureau des excursions … 

Le village est magnifique et assez étendu. Il est situé sur un cap qui domine la baie de Cefalù et son rocher appelé par les locaux « la Rocca ». Seul bémol, la petite plage du village fait pale figure face à celle de la baie… mais bon.

A l’heure du repas, retentit dans le village une musique d’appel.  Ce n’est pas celle du « Souper du roi »,  mais quelque chose de plus « moderne » avec des paroles qui semblent finir par « Coca Cola ». Le restaurant est installé sur une terrasse avec vue imprenable sur la baie de Cefalù. Je me lie rapidement avec quelques GM belges et mes voisins de la case voisine à la mienne. Nous ferons table commune très souvent durant le séjour. Le midi, c’est buffet; le soir le repas est servi à table.

Le chef de village s’appelle Pierrot Cherquille mais tout le monde l’appelle Pierrot la Tendresse. L’animation est au top. Pierrot a comme passion les étoiles. Certains soirs, il fait éteindre les lumières de l’amphi pour nous raconter les étoiles. Je commence à être à l’aise avec certains crazy signs déjà entendu lors de mon précédent séjour à Zinal.  Le night club ne me verra pas beaucoup, je suis à l’opposé, ce qui me permet en plus de ne pas trop l’entendre et trouver le sommeil assez facilement.

Un soir vers 18h30 l’ensemble du village quitte le Club et se met à traverser toute la ville de Cefalu pour  se rendre  au sommet de la Rocca. Un pic nique « sangria, bruschettas » nous attend la haut récompensant nos efforts. Le but de cette sortie était  d’assister à un événement céleste dû au solstice d’été.  Pierrot nous raconte le rendez vous de la lune avec le soleil  (Ce jour là, l’heure du coucher du soleil correspond au lever de lune à l’exact opposé). Un spectacle exceptionnel avec une vue et une ambiance sensationnelle avant de redescendre vers le village ou le musique du night club commence à se faire entendre. 

Mes journées sont occupées avec un peu de sports terrestres (j’essaie de me remettre au tennis), du repos, des baignades prisent au bord de la petite plage du club ou je retrouve quelques connaissances. Quelques excursions vont me permettre de découvrir les splendeurs de la Sicile. Palerme, Mont Reale, Agrigente et la vallée des temples, le coucher de soleil au sommet de l’Etna sont autant d’excursion qui vont me ravir.  Je suis un amoureux des vielles pierres et la Sicile m’offre ce qu’il faut en la matière. Mon petit appareil photo argentique aimerai bien chauffer mais je n’ai pas beaucoup de pellicules. Tant pis, j’ai ma tête pour graver les souvenirs.  Les excursions se font toutes dans la bonne humeur, on rigole, on plaisante.  Je me rappelle encore de l’ambiance mis dans le car par certains, d’une guide qui avait connu celui qui allait devenir son mari dans un café de la Porte d’Orléans à Paris….

15 jours cela passe rapidement, c’est déjà le retour sur Paris qui s’annone. Ceux ci  ont été merveilleux. Je peux le dire aujourd’hui que c’est grâce à Cefalù que je suis revenu plus de 40 fois au Club Med.

Lorsqu’en 2005 le village ferme du fait d’une nouvelle politique adoptée par le Club Med,  j’ai de la peine pour Cefalù. J’ai longtemps pensé que ce village emblème du Club Méditerranée allait être abandonné et laissé en friche comme d’autres. Fort heureusement depuis 2018, il revit, même s’ il n’est plus pareil qu’autrefois. Les cases de Cefalù restent gravées dans ma mémoire à jamais. 

 

 

 

 

 

 

 

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